Palo Santo
Arbre d’Amérique du Sud, le Palo Santo est appelé le bois sacré par les chamans qui l’utilisent pour purifier le corps, l’esprit et les énergies.
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Encens Krishan Palo Santo
Prix à partir de 0,35€26 avis -
Encens Vijayshree Golden Nag Palo Santo
Prix à partir de 1,20€17 avis -
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Encens Cônes Backflow XL Tribal Soul Sauge Blanche + Palo Santo
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Buchette Palo Santo (40g)
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Brique d’encens Palo Santo 40g Aromafume
4,50€ TTC - de la résine visible sur la coupe, en veines sombres ou en petites perles ambrées ;
- une odeur citronnée et sucrée qui se dégage à froid, sans chauffer le bois ;
- des éclats un peu gras au toucher ;
- un allumage sans effort, en quelques secondes, et une flamme qui s’éteint seule.
- Allumez la pointe du bâton tenu en biais, au briquet ou à la bougie.
- Laissez la flamme prendre une trentaine de secondes, le temps que la pointe noircisse.
- Soufflez la flamme : il reste une braise orangée et un filet de fumée.
- Promenez la fumée où vous le souhaitez, puis posez la bûchette dans un support résistant à la chaleur.
Le palo santo, un bois qui sent la forêt chaude
« Palo santo » veut dire « bois sacré » en espagnol. C’est un bois aromatique d’Amérique du Sud, vendu en petites bûchettes que l’on fait fumer comme un encens. Après la sauge blanche, c’est le produit sur lequel on me pose le plus de questions, et celui sur lequel je lis le plus d’approximations.
Son odeur n’a rien d’un encens indien. À froid, un éclat sous le nez donne une note citronnée, presque un zeste vert, avec une douceur sucrée en dessous et un fond résineux qui rappelle le pin chauffé au soleil. À la fumée, le citron s’estompe et le côté vanillé prend la place.
S’il prend feu aussi facilement, ce n’est pas un hasard. Le cœur des branches est gorgé de résines et d’huiles volatiles, un combustible naturel : une flamme de briquet suffit, puis le bois se consume seul. Dans les traditions andines, les curanderos le font brûler avant une cérémonie, et son nom vient de là.
Deux arbres portent le même nom, et ça change tout
Si vous avez lu que le palo santo serait menacé d’extinction, vous avez croisé une confusion de vocabulaire. Deux arbres sans aucun lien botanique, de familles différentes, portent le même nom vernaculaire. Un seul des deux est en difficulté, et ce n’est pas celui que vous brûlez.
Bursera graveolens est l’espèce dont on tire les bûchettes et les copeaux vendus pour être brûlés, en France comme ailleurs en Europe. Elle pousse dans les forêts sèches d’Équateur, du Pérou et d’Amérique centrale, où elle reste très répandue. L’UICN la classe en « préoccupation mineure », la catégorie la plus rassurante de son échelle, et l’espèce ne figure à aucune annexe de la convention CITES, qui encadre le commerce international des espèces menacées.
Bulnesia sarmientoi pousse dans le Gran Chaco, à cheval sur l’Argentine, le Paraguay et la Bolivie. On l’exploite pour son bois d’œuvre et son huile. Il est inscrit à l’annexe II de la CITES depuis 2010, et l’UICN l’a classé en danger en 2018.
| Nom latin | Bursera graveolens | Bulnesia sarmientoi |
|---|---|---|
| Région | Forêts sèches d’Équateur, du Pérou et d’Amérique centrale | Gran Chaco (Argentine, Paraguay, Bolivie) |
| Usage | Bûchettes et éclats à faire fumer | Bois d’œuvre et huile |
| Statut UICN | Préoccupation mineure | En danger (2018) |
| Statut CITES | Aucune annexe | Annexe II depuis 2010 |
| Vendu comme bois à brûler | Oui | Non, bois d’oeuvre et huile |
Quand un article annonce que le palo santo est protégé par la CITES, il parle du second arbre en croyant décrire le premier. Ce qui ne règle pas pour autant la question de la ressource : elle se pose, mais ailleurs, du côté de la récolte.
La vraie question, c’est la récolte
Au Pérou, un décret de 2006 a interdit la coupe d’arbres vivants et n’autorise que le ramassage du bois mort tombé naturellement. L’espèce est sortie de la liste des espèces protégées du SERFOR en 2014, mais les autorités forestières régionales ne délivrent d’autorisation que pour le bois sec et tombé.
Ce que je trouve remarquable ici, c’est que l’écologie et le commerce vont dans le même sens. Un palo santo coupé vert ne vaut rien : le bois est humide, les résines ne sont pas encore là, il sent le végétal mouillé. Il faut plusieurs années au sol, après la chute naturelle de l’arbre ou de la branche, pour que le parfum se forme. Personne n’a intérêt à abattre un arbre vivant pour obtenir un produit invendable.
Ce vieillissement se voit et se sent. Voici ce que je vérifie à chaque réception :
Un bois pâle, léger comme du balsa, sans odeur à froid, qui refuse de prendre : celui-là a été coupé trop tôt.
Allumer une bûchette, pas à pas
Le bâton s’éteint tout seul au bout d’une minute ou deux. Ce n’est pas un défaut : contrairement à un bâtonnet, il n’est pas fait pour se consumer d’un trait. Vous le rallumez autant de fois que vous voulez, et il en supporte des dizaines. C’est ce qui rend le palo santo bien plus économique qu’il n’en a l’air : chez moi, 50 g tiennent une année.
Pour le support, une coupelle en terre ou une pierre plate suffisent, jamais du plastique ni du bois nu : j’en propose plusieurs dans mes porte-encens et coupelles. Le déroulé complet d’une fumigation, je l’ai détaillé dans mon mode opératoire pas à pas.
Palo santo, sauge blanche ou bâtonnet : ce qui change à l’usage
On me demande souvent lequel des trois « marche le mieux ». La question n’a pas vraiment de sens : ces trois objets ne se comportent pas pareil. La sauge blanche en fagot produit beaucoup de fumée très vite, avec une odeur herbacée et poivrée qui s’accroche aux tissus ; elle soulève aussi des questions d’approvisionnement sérieuses, détaillées sur sa page. Le palo santo fume peu, sent plus doux, se rallume et se range en trois secondes. Les encens en bâtonnets occupent l’autre extrémité : vingt à quarante minutes de diffusion sans intervention, et des centaines de parfums là où le palo santo n’en a qu’un.
Et les encens parfumés au palo santo ?
Cette page réunit aussi des bâtonnets et des cônes backflow parfumés au palo santo, chez Satya, Goloka, Krishan, Tribal Soul ou Vijayshree, dont des associations avec la sauge blanche ou le pin. Ce sont des encens indiens dont le parfum s’inspire du bois : de la pâte roulée sur une tige de bambou ou moulée en cône, pas du bois d’Amérique du Sud. Ils diffusent plus longtemps et coûtent moins cher, sans avoir le grain d’odeur de la bûchette. La brique Aromafume, qui se consume sur une pastille de charbon, joue encore autrement.
Brûler chez soi en connaissance de cause
Faire brûler quelque chose chez soi n’est jamais neutre. L’étude EBENE, menée par l’ADEME en 2017, a mesuré ce que dégage la combustion d’encens dans un logement : particules fines, benzène et formaldéhyde, à des niveaux nettement supérieurs à ceux des bougies parfumées. Ce n’est pas une raison pour renoncer, c’est une raison pour s’organiser.
Une seule bûchette à la fois, jamais dans une petite pièce fermée, et une fenêtre ouverte au moins dix minutes après. La fréquence pèse autant que la quantité : quelques minutes de temps en temps, ce n’est pas une fumigation quotidienne dans un studio. Je fais sortir mes chats de la pièce, et si vous avez un oiseau, ses voies respiratoires sont extrêmement sensibles à toutes les fumées. Même réserve avec un nourrisson, une personne asthmatique ou une femme enceinte : on s’abstient, ou on fume dans une pièce vide qu’on aère avant d’y revenir.
Pour le reste : support stable, loin des rideaux, et jamais de braise laissée sans surveillance, même quand elle semble éteinte.
À retenir
Le bois que vous brûlez est Bursera graveolens : préoccupation mineure à l’UICN, aucune annexe CITES. L’arbre menacé qui porte le même nom, Bulnesia sarmientoi, sert au bois d’œuvre, pas à la fumigation. Le vrai sujet, c’est la récolte : seul le bois mort vieilli plusieurs années au sol donne un parfum correct. Une bûchette se rallume des dizaines de fois. Aérez dix minutes après usage.
Questions fréquentes
Le palo santo est-il une espèce en voie de disparition ?
Non, pas celui que l’on brûle. Bursera graveolens est classée en préoccupation mineure par l’UICN et ne figure à aucune annexe de la CITES. L’espèce menacée qui porte le même nom vernaculaire est Bulnesia sarmientoi, un arbre du Gran Chaco exploité pour son bois d’œuvre, inscrit à l’annexe II depuis 2010. Les deux n’ont aucun lien botanique.
Combien de fois peut-on rallumer un bâton de palo santo ?
Des dizaines de fois. Un bâton ne se consume que sur quelques millimètres à chaque utilisation, puis s’éteint seul au bout d’une minute ou deux. Il suffit de le rallumer sur la pointe déjà noircie, qui reprend encore plus vite. Un sachet de 50 g dure plusieurs mois, souvent une année complète pour un usage occasionnel.
Quelle différence entre le palo santo et la sauge blanche ?
Deux matières et deux odeurs. La sauge blanche est une plante séchée en fagot, très fumigène, à l’odeur herbacée et poivrée. Le palo santo est un bois résineux qui fume peu et sent le citron sucré. La sauge soulève aussi des questions d’approvisionnement bien plus lourdes, liées à la cueillette sauvage en Californie du Sud.
Comment reconnaître un palo santo de qualité ?
Regardez la coupe : de la résine visible, en veines sombres ou en perles ambrées, signe d’un bois vieilli au sol. Sentez à froid, avant tout allumage, le parfum citronné et sucré doit se percevoir tout de suite. Le toucher est légèrement gras. À l’allumage, la flamme prend en quelques secondes et laisse une braise fumante.
Le palo santo est-il légal en France ?
Oui. Bursera graveolens n’étant inscrite à aucune annexe de la CITES, son commerce et son importation ne demandent pas de permis d’espèce protégée. Il se vend librement en France comme dans le reste de l’Union européenne. La réglementation porte surtout sur l’exportation depuis les pays producteurs, qui contrôlent l’origine du bois ramassé.























